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Gabon : diplomatie active, réformes économiques et modernisation — retour sur la conférence de presse du Porte-parole de la Présidence

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Libreville, 30 novembre 2025 — À l’occasion d’une conférence de presse tenue le vendredi 28 novembre, M. Théophane Nzame-Nze Biyoghe, Porte-parole de la Présidence de la République, a dressé un bilan détaillé des récentes activités du Chef de l’État, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema. Entre agenda diplomatique intense, consolidation des partenariats internationaux et suivi rapproché des priorités nationales, l’exécutif affirme sa volonté d’inscrire le pays dans une dynamique d’ouverture, de modernisation et de souveraineté économique.

Un agenda diplomatique marqué par la visite d’État d’Emmanuel Macron

Point central de la communication du Porte-parole : la visite d’État du Président français, Emmanuel Macron, au Gabon. Un déplacement qualifié de « stratégique » qui, selon M. Nzame-Nze Biyoghe, illustre à la fois la solidité des relations bilatérales et l’ambition internationale du Gabon.

Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de bâtir un partenariat renouvelé, fondé sur trois principes : le respect mutuel, l’égalité souveraine et des retombées concrètes pour les populations. Les discussions ont porté sur des sujets clés tels que la sécurité maritime, l’énergie, l’environnement, l’attractivité économique et la modernisation des infrastructures.

Moment fort de la visite : la signature d’un protocole d’accord AFD–UE pour la modernisation du Transgabonais, axe ferroviaire stratégique du pays. Ce financement vise à améliorer le transport des marchandises et renforcer la compétitivité économique du Gabon.

Les deux présidents ont également visité plusieurs chantiers structurants à Libreville, parmi lesquels :
– la Cité de la Démocratie, en pleine reconstruction,
– la Cité Émeraude, future vitrine de l’administration gabonaise,
– l’Institut Français du Gabon, modernisé,
– la Baie des Rois, espace économique et touristique en expansion.

Ces visites, selon le Porte-parole, traduisent « une volonté partagée d’investir dans des infrastructures modernes, visibles et utiles au quotidien des Gabonaises et des Gabonais ».

Sommet UE–UA de Luanda : le Gabon défend un multilatéralisme réformé

Autre temps fort de l’agenda présidentiel : la participation du Chef de l’État au sommet Union européenne – Union africaine, les 24 et 25 novembre à Luanda.
Le Président Oligui Nguema y a plaidé pour un multilatéralisme plus juste, garantissant à l’Afrique une représentation équilibrée et un rôle central dans les grandes décisions internationales.

Il a également dénoncé avec fermeté le trafic illicite d’armes, appelant à une coopération mondiale pour démanteler les circuits criminels et soutenir les États africains engagés dans des processus de stabilisation.

Le Chef de l’État a, par ailleurs, présenté la transition gabonaise comme un modèle de stabilité et de responsabilité institutionnelle. Une transition saluée par plusieurs partenaires internationaux et désormais articulée autour du Plan national de croissance et de développement 2026-2030, feuille de route d’un Gabon moderne, sobre dans sa gestion publique et tourné vers une croissance inclusive.

En marge du sommet, le Président a multiplié les entretiens bilatéraux avec divers dirigeants africains, confirmant ainsi la « renaissance diplomatique » du Gabon et son plein réengagement sur la scène régionale.

Enfin, le Chef de l’État a réitéré une conviction forte : l’Afrique doit devenir actrice de sa propre industrialisation, en transformant localement ses ressources et en construisant des chaînes de valeur régionales génératrices d’emplois et de prospérité.

Modernisation des infrastructures et souveraineté industrielle au cœur de l’action nationale

Sur le plan intérieur, M. Nzame-Nze Biyoghe a insisté sur le suivi rapproché par le Président des grands dossiers économiques, particulièrement ceux touchant aux infrastructures et à la transformation des ressources nationales.

Le Chef de l’État a notamment rencontré le groupe Portéo pour évaluer l’avancement de deux chantiers majeurs :
– l’aménagement et le bitumage de l’axe Alémbé–Mikouy,
– la construction du Centre national de données (Data Center).

Le Président a réaffirmé son exigence quant à la qualité des travaux, au respect des normes techniques et environnementales ainsi qu’à la rapidité d’exécution. Ces projets, a-t-il rappelé, participent directement à la modernisation du pays, à son développement technologique et à la création d’emplois.

Autre sujet clé : la transformation locale du manganèse, qualifiée de « principe non négociable ».
Le Chef de l’État a rappelé les obligations des opérateurs miniers : implanter des unités industrielles sur le territoire, créer des emplois qualifiés et renforcer la souveraineté économique du Gabon par la transformation sur place de ses propres ressources.

Cette stratégie vise à diversifier l’économie nationale, valoriser les matières premières et créer des chaînes de valeur locales durables.

Un Gabon tourné vers l’avenir

En conclusion, le Porte-parole a souligné que l’ensemble de ces démarches, tant au niveau international que national, témoignent d’un Gabon « résolument tourné vers l’ouverture, la modernisation et la souveraineté économique ».
L’action présidentielle, a-t-il insisté, poursuit un objectif clair : renforcer les partenariats, accélérer les réformes et soutenir la transformation structurelle du pays au bénéfice des populations.

Louise / Mihi…

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23 mars au Gabon : une journée d’hommage aux enseignants entre mémoire, crise et espoirs de réforme

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Au Gabon, le 23 mars n’est pas une date comme les autres. Elle porte en elle une mémoire douloureuse et un symbole fort : celui de Martine Oulabou Mbadinga, institutrice à l’école publique de la Sorbonne de Libreville, tuée en 1992 alors qu’elle défendait les droits du corps enseignant. Depuis, cette date est devenue, pour beaucoup, celle des larmes, mais aussi de la dignité et de la résistance.

Le pays célèbre ce 23 mars 2026 la Journée nationale de l’enseignant, dans un contexte particulièrement tendu. L’année académique a été marquée par une grève de deux mois, révélant une fois de plus les profondes difficultés du système éducatif et le malaise persistant au sein du corps enseignant, qui se dit « précarisé ».

La veille de cette commémoration, la ministre de l’Éducation nationale, Carmélia Ntoutoume Leclercq, a pris la parole pour adresser un message à la Nation. Un discours à la tonalité solennelle, mêlant hommage, reconnaissance et perspectives de réformes.

Une reconnaissance officielle face à un malaise profond

Dans son allocution, la ministre a rendu un hommage appuyé aux enseignants, saluant leur engagement quotidien au service de la jeunesse gabonaise. Elle a également honoré la mémoire des enseignants disparus et adressé ses condoléances aux familles endeuillées au cours de l’année académique 2025-2026.

S’appuyant sur une citation de Nelson Mandela — « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde » — elle a rappelé le rôle central des enseignants dans la construction de la nation.

Mais derrière cette reconnaissance officielle, les attentes restent fortes. Les revendications exprimées lors des mouvements sociaux récents ont mis en lumière des conditions de travail difficiles et une reconnaissance jugée insuffisante.

Le thème retenu cette année, « la valorisation de la fonction enseignante : un levier de l’encadrement de la jeunesse dans la Cinquième République », apparaît ainsi comme une tentative de réponse à ce malaise structurel.

Des engagements annoncés, un dialogue attendu

Face aux tensions, la ministre a reconnu le caractère « légitime » des revendications des enseignants, tout en affirmant la volonté du gouvernement d’y apporter des réponses « avec responsabilité ».

Parmi les annonces faites figurent la poursuite du dialogue avec les acteurs du système éducatif, ainsi que la présentation des avancées liées au statut particulier des enseignants. Les conclusions de la commission tripartite seront également partagées.

Plusieurs réformes ont été mises en avant :

▪︎le plan sectoriel de l’éducation au primaire

▪︎le cadre d’orientation curriculaire

▪︎la collection Concorde, premiers manuels gabonais du secondaire depuis 1960

Dans cette dynamique, la ministre a insisté sur la nécessité d’adapter l’école gabonaise aux défis contemporains, citant Malcolm X :
« L’éducation est le passeport vers l’avenir ».

Une commémoration entre symbole et exigence de changement

Si les cours sont exceptionnellement suspendus pour permettre la célébration sur toute l’étendue du territoire, la portée de cette journée dépasse largement le cadre festif.

Pour de nombreux enseignants, le 23 mars reste avant tout une date de mémoire, profondément marquée par le sacrifice de Martine Oulabou Mbadinga. Un rappel constant des luttes passées, mais aussi des défis encore à relever.

Dès lors, une question s’impose : cette journée d’hommage sera-t-elle le point de départ d’une véritable transformation des conditions de vie et de travail des enseignants au Gabon ?

Mombo / Mihi…

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Endométriose : Endofi Gabon intensifie la sensibilisation de Libreville à Lambaréné

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À l’occasion du mois de mars, dédié à la lutte contre l’endométriose à travers le monde, l’association Endofi Gabon multiplie les initiatives pour briser le silence autour de cette maladie encore trop méconnue. Entre actions de terrain, campagnes médiatiques et rencontres institutionnelles, l’organisation déploie une mobilisation nationale en faveur des femmes.

Après le lancement de ses activités à Libreville, marqué par une forte présence médiatique — notamment à travers l’émission Yêmï sur Urban FM — Endofi Gabon a poursuivi sa mission de sensibilisation auprès de plusieurs publics stratégiques. L’association est ainsi intervenue auprès du personnel de l’ANINF, mais également auprès des honorables députés, avec un message constant : informer, faire comprendre et susciter une prise de conscience collective.

Endofi Gabon communiquait sur Yêmï via sa secrétaire générale, Nina Andeme épouse Berre, et une vue de la sensibilisation à l’ANINF avec Dr Marcelle Abeghe Ngoua.

Dans cette dynamique de décentralisation, l’association étend désormais son action au-delà de la capitale. Après une précédente étape à Port-Gentil l’année dernière, Endofi Gabon séjourne actuellement à Lambaréné du 19 au 20 mars, où elle mène une série d’activités alliant sensibilisation sanitaire et rencontres institutionnelles.

Vue de la sensibilisation au dispensaire d’Isaac et au CHR Georges Rawiri.

Sur le terrain, les activités menées le 19 mars, notamment :

▪︎une séance de sensibilisation au dispensaire d’Isaac ;
▪︎des visites de courtoisie auprès du Maire de Lambaréné et du Gouverneur ;
▪︎des campagnes d’information au CHR Georges Rawiri ainsi qu’à l’Hôpital Albert Schweitzer.

D’autres actions de sensibilisation et rencontres sont prévues ce 20 mars, afin de poursuivre cette mobilisation au plus près des populations.

À travers ces initiatives, Endofi Gabon entend toucher toutes les couches de la population et faire passer un message essentiel : l’endométriose est une réalité qui concerne toute la société.

Maladie inflammatoire chronique, l’endométriose se caractérise par la présence de tissus semblables à l’endomètre en dehors de l’utérus. Elle se manifeste principalement par des douleurs menstruelles intenses, souvent banalisées à tort, mais pouvant également entraîner fatigue, saignements et, dans certains cas, des problèmes d’infertilité. Touchant environ une femme sur dix dans le monde, elle reste pourtant largement sous-diagnostiquée.

Parler de l’endométriose, c’est avant tout reconnaître la souffrance silencieuse de nombreuses jeunes filles et femmes. C’est aussi favoriser un diagnostic précoce, améliorer la prise en charge médicale et rompre l’isolement des patientes.

Car au-delà des chiffres, l’endométriose reste une douleur invisible qu’il est urgent de rendre visible. Dans cette dynamique, Endofi Gabon entend maintenir la mobilisation, avec plusieurs activités prévues à Libreville dans les prochains jours, dont une marche annoncée pour le 28 mars. Un moment fort qui devrait rassembler des milliers de femmes, mais aussi servir de baromètre de l’impact d’une campagne qui, au fil des semaines, aura contribué à libérer la parole et à faire émerger une prise de conscience collective.

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RGEDD : forte mobilisation citoyenne pour une plage sans plastiques à Michel Marine

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L’ONG RGEDD a conduit, le samedi 14 mars 2026, une opération de nettoyage sur la plage de Michel Marine, située dans le quatrième arrondissement de Libreville, dans le cadre du projet « Océan sans plastiques », soutenu par le Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG). Objectif : lutter contre la pollution marine et promouvoir des comportements écoresponsables.

Malgré des conditions météorologiques peu favorables en début de matinée, la mobilisation a été au rendez-vous avec 137 bénévoles présents. Après une phase de sensibilisation et la distribution du matériel de collecte, les participants ont été organisés en équipes de dix afin d’assurer une meilleure coordination et d’instaurer une dynamique participative.

La collecte, lancée dans un esprit de compétition, a permis en près de deux heures de retirer 235 sacs de 130 litres de déchets, dont une large majorité de plastiques (194 sacs) contre 41 sacs d’autres déchets. L’équipe de l’École d’Application du Service de Santé Militaire de Libreville s’est illustrée en tête du classement avec 65 sacs collectés, témoignant de son engagement.

Les déchets ramassés ont été confiés à l’entreprise Clean Africa, avec une orientation spécifique des plastiques vers la start-up ECOGESTION pour leur revalorisation, inscrivant l’opération dans une logique d’économie circulaire.

Au-delà du volume collecté, cette initiative a contribué à réduire significativement la pollution sur le site tout en renforçant la sensibilisation des populations à la préservation des écosystèmes côtiers. Comme l’a souligné Tchouindo Afane Edou, responsable de l’ONG RGEDD, « cette mobilisation démontre que la protection de notre environnement est une responsabilité partagée. Chaque geste compte dans la lutte contre la pollution plastique, et c’est ensemble que nous pouvons préserver durablement nos côtes et nos océans ».

Les organisateurs ont salué l’implication de leurs partenaires, notamment Clean Africa pour son appui logistique, Sobraga en tant que partenaire principal, ainsi que SanlamAllianz Gabon pour les lots. Une mention spéciale a été adressée à l’École d’Application du Service de Santé Militaire – LBV pour sa forte mobilisation.

Un nouveau rendez-vous est fixé au 28 mars prochain sur un site qui sera communiqué ultérieurement, avec l’appui des autorités environnementales et municipales.

Boss / Mihi…

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