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Un symbole de reconnaissance nationale : le rond-point d’Awendjé porte désormais le nom du Dr Marcel Eloi Rahandi Chambrier
Le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé ce jour la cérémonie officielle de rebaptême du Rond-Point d’Awendjé, désormais nommé Carrefour Docteur Marcel Eloi Rahandi Chambrier. Une décision hautement symbolique, saluant la mémoire d’un pionnier de la médecine gabonaise et d’une figure majeure de l’État.
La journée a débuté par un moment de recueillement au mausolée familial d’Ossengué. Le Chef de l’État y a déposé une gerbe de fleurs et s’est entretenu avec les proches du défunt, marquant un hommage empli de respect et de solennité. Entouré de membres du Gouvernement, du Maire de Libreville et de la famille Chambrier, il s’est ensuite rendu au cœur d’Awendjé pour la seconde étape de la cérémonie. Une stèle commémorative y a été dévoilée, en présence de personnalités telles que Jean-François Ntoutoume Emane et Jacques Adiahenot, dans une atmosphère émouvante ponctuée de témoignages et d’une prestation artistique de Pierre-Claver Akendengué.
Le renommage du rond-point revêt une forte portée historique. Outre l’hommage à l’homme, il rappelle l’implication du Dr Chambrier dans la construction du Pont d’Awendjé, infrastructure majeure pour la mobilité à Libreville. Le site lui est d’autant plus lié que dès 1965, il identifiait le quartier — alors Amendjé, devenu Awendjé — comme un espace prometteur pour une cité moderne. En omyénè, « Awendjé » signifie d’ailleurs « paix » et « tranquillité », des valeurs que ce baptême réaffirme.
Né à Libreville en 1933, Marcel Eloi Rahandi Chambrier fait partie de la première génération d’étudiants gabonais envoyés en France. De retour au pays, il devient en 1963 le premier pédiatre du Gabon, puis fonde en 1967 la première clinique privée du pays. Son parcours politique est tout aussi remarquable : plusieurs fois ministre, il préside l’Assemblée nationale de 1993 à 1996 et joue un rôle clé dans le développement urbain et sanitaire du pays.
Au nom de la famille, Alexandre Barro Chambrier a remercié le Chef de l’État pour cette reconnaissance nationale. Ce geste s’inscrit dans une dynamique plus large de revalorisation mémorielle engagée depuis la Transition et, selon ses soutiens, depuis son élection, visant à remettre en lumière les bâtisseurs de la nation.
Avec son nouveau nom, le Carrefour Docteur Marcel Eloi Rahandi Chambrier devient désormais un repère urbain et historique, témoin d’un héritage que les autorités entendent transmettre aux générations futures.
Lucky / Mihi…
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
