Connect with us

News

Procès des Bongo-Valentin : La barre explose, la Young Team implose — Solidarité en vacances, chacun pour soi… et ça fait mal !

Publié il y a

le

par

Libreville, 15 novembre 2025 — Ouvert le 10 novembre 2025, le procès des Bongo-Valentin a rapidement pris des airs de séisme judiciaire. Comme annoncé dans notre précédent article, la sentence est tombée : Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin ont écopé de 20 ans de prison chacun, condamnés par contumace, pour détournement de fonds publics, blanchiment aggravé et usurpation de deniers. Mais l’enjeu dépasse la seule famille présidentielle : l’implosion de la Young Team, autrefois bras jeune et ambitieux du système, est désormais au cœur des débats.

Un verdict expéditif, une défense étouffée

En moins de 48 heures, la Cour criminelle spécialisée, présidée par le juge Jean Mexant Essa Assoumou, a confirmé les accusations de recel, instigation au faux, association de malfaiteurs et corruption. Outre la peine de prison, des saisies massives et des sanctions financières sévères ont été prononcées.

La défense des Bongo-Valentin crie à l’« injustice » et à la violation du droit à un procès équitable. Privés de leurs avocats pendant près de deux ans, ils entendent saisir la Commission africaine des droits de l’homme. Paradoxalement, dans leurs déclarations publiques, jamais un mot n’a été dit sur les autres accusés, notamment les membres de la Young Team. Une omission qui a accentué le sentiment de trahison.

Dans le box, le clan se désagrège : la fronde de Ian Ngoulou

C’est à la barre que les masques sont tombés. Ian Ghislain Ngoulou, ancien directeur de cabinet de Noureddin et figure clef de la Young Team, a pris la parole avec des mots lourds de sens, marquant une rupture assumée.

« Nous sommes au Gabon et nous prenons les coups pour eux alors que nous n’avons fait que suivre les instructions. »

Puis, dans une pique directe à Noureddin :

« Ils ont toujours donné des instructions, ils ont toujours décidé, mais Noureddin fait comme si c’est nous qui étions devant. »

Son intervention, suivie des témoignages des frères Océni, Ota, Cyriaque Mvourandjiami et d’autres, a mis en lumière un réseau à plusieurs niveaux, évoquant notamment Franck Yann Koubdje, ancien Directeur Général de la Comptabilité Publique et du Trésor, et actuel conseiller spécial du Président de la République, présenté comme un acteur clé dans la manipulation des fonds publics mais jamais appelé à la barre à ce jour.

Une solidarité à sens unique qui éclate

Ce procès révèle un constat amer : la solidarité ne s’est jamais exercée dans les deux sens. Tandis que les membres de la Young Team essuyaient les accusations et prenaient des risques à la barre, les Bongo-Valentin communiquaient pour leur défense en ne mentionnant presque jamais leurs anciens collaborateurs, préférant se concentrer sur leur propre cas.

Pour beaucoup, la fracture n’a pas été initiée par la Young Team, mais par les Bongo-Valentin eux-mêmes, par leur silence et leur absence de soutien.

L’heure des comptes politiques

Les divisions exposées lors du procès jettent une lumière crue sur l’éclatement d’un groupe autrefois perçu comme uni et fidèle. La condamnation des Bongo-Valentin a mis à nu les limites d’un système basé sur la loyauté verticale, mais dépourvu de solidarité réciproque.

Le procès se poursuit ce samedi 15 novembre avec le verdict attendu des dix autres membres de la Young Team. Une page sombre se tourne, avec un constat clair : le pouvoir n’a pas seulement chuté, il s’est auto-déchiré.

Paguy/Ida/Mihi…

Commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

News

Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes

Publié le

le

par

Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.

Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.

À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.

Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.

Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.

Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.

Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.

Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.

Continue Reading

News

Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon

Publié le

le

par

Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.

Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.

Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.

Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.

Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.

Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.

Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.

Continue Reading

News

Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon

Publié le

le

par

Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.

Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.

Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.

Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.

Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.

Continue Reading