News
Boulevard de la 5ᵉ République : Twins Services à pied d’œuvre sur le chantier d’Akanda
Akanda, 10 novembre 2025 — Dans le nord de Libreville, le paysage urbain d’Akanda se transforme peu à peu. Sur l’axe Carrefour Moussavou – Carrefour de la Paix, long d’un kilomètre, les engins s’activent et les premiers mètres de béton apparaissent. À la tête de ce chantier stratégique du boulevard de la Cinquième République, une jeune entreprise gabonaise : Twins Services, dirigée par Okogho Charly, plus connu autrefois sous le nom de Shaala, figure du groupe hip-hop Hayo’e.
Un projet ambitieux dans une zone difficile


Lancé il y a un mois et demi, le chantier avance à un rythme rassurant malgré des conditions naturelles exigeantes. La zone, marquée par une forte humidité due à la présence d’une nappe d’eau, a nécessité un terrassement profond, suivi d’un remblaiement à base de blocs de latérite pour stabiliser le sol.
« La saison des pluies, paradoxalement, nous aide à comprendre le comportement des eaux et à définir les bons chemins d’écoulement, afin d’éviter les inondations futures », explique Okogho Charly, directeur général de Twins Services.
Sous la supervision du Directeur technique M. Nguia, les travaux suivent une chaîne précise : terrassement, remblai, compactage, pose de géotextile, fabrication et installation de treillis soudés, coffrage et coulage du béton. Un béton d’ailleurs fabriqué sur place, pour garantir une qualité optimale.
Une équipe mixte et engagée
Sur le chantier, plus de 40 personnes s’activent chaque jour, parmi lesquelles un personnel mixte composé d’hommes et de femmes, gabonais et étrangers. Cette mixité n’est pas un hasard, mais le fruit d’une initiative volontaire d’Okogho Charly.

Okogho Charly, Directeur Général de Twins Services, et son équipe.
« Lors de nos premières études sur le terrain, une femme du quartier s’est approchée pour demander du travail. Elle ne savait rien faire, mais sa détermination m’a marqué. C’est de là qu’est née l’idée de recruter et de former des femmes sur le chantier », raconte-t-il.
Sous la coordination de Thierry Omoumba, une trentaine de jeunes femmes suivent une formation théorique et pratique sur la conduite d’engins lourds, la pose de bordures, et l’usage de la bétonnière. L’objectif : les doter de compétences techniques et favoriser l’autonomisation des jeunes filles dans le secteur du BTP, traditionnellement masculin.



Parmi elles, Asseko Janelle, mère de deux enfants, témoigne :
« Je n’avais jamais imaginé travailler sur un chantier. Aujourd’hui, je suis fière de participer à la construction d’une route et d’apprendre un vrai métier. »
Une entreprise jeune mais déterminée
Créée en 2023, Twins Services a rapidement fait ses preuves à travers plusieurs initiatives, dont la formation de plus de 500 jeunes Gabonais en 2025, réalisée en partenariat avec le génie militaire, ou encore l’enrochement du site Terre Nouvelle aux côtés de l’entreprise SOBEA. Le chantier du boulevard de la Cinquième République marque ainsi son premier grand marché public, une étape majeure dans la trajectoire de cette jeune entreprise.
Un canal pour dompter les eaux
Outre la construction de la route, le projet comprend également la réalisation d’un canal de drainage de 2 mètres de large sur 1,5 mètre de profondeur, s’étendant sur un kilomètre. Une infrastructure essentielle pour maîtriser les eaux pluviales et prévenir les inondations récurrentes dans cette partie d’Akanda.


Malgré les défis techniques et les aléas de la saison des pluies, Twins Services poursuit son travail avec détermination.
« Beaucoup ont fui la zone parce qu’elle était impraticable. Mais nous avons choisi de rester et de prouver qu’avec de la méthode et du courage, tout est possible », confie un ingénieur du site.
Sur le boulevard de la Cinquième République, le pari est en passe d’être tenu : celui de transformer une zone marécageuse en un axe moderne et durable, symbole du savoir-faire gabonais et de l’engagement d’une nouvelle génération d’entrepreneurs. Une dynamique qui s’inscrit dans la vision du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont l’ambition pour un Gabon nouveau, fort et tourné vers l’action, inspire de plus en plus de jeunes à croire en leurs capacités et à bâtir le pays de demain.
Ludivine / Mumu / Mihi…
News
Encadrement de l’exploitation de l’Iboga : un décret salué, mais des interrogations sur son applicabilité
Les détenteurs de savoirs traditionnels ont été reçus le 19 juin dernier au ministère de la Culture et du Rayonnement culturel pour échanger autour du décret n°0239 portant réglementation de l’Iboga et de ses dérivés. Cette rencontre visait à clarifier les objectifs du texte et à apaiser les inquiétudes des acteurs culturels, dans un contexte où la plante emblématique du patrimoine gabonais suscite un intérêt international croissant.
Au cœur des discussions, le gouvernement, à travers le ministre de la Culture et du Rayonnement culturel Paul-Ulrich Kessany Zategwa, a réaffirmé que l’ambition du décret est de « préserver cette ressource emblématique du patrimoine national tout en garantissant la pérennité des pratiques culturelles et spirituelles qui lui sont associées ». Le texte vise principalement à encadrer l’exploitation, la commercialisation et l’exportation de l’Iboga, tout en maintenant la reconnaissance et la protection de ses usages traditionnels et cultuels.
Dans les faits, les autorités entendent répondre à un double enjeu : protéger une ressource patrimoniale et mettre fin à certaines pratiques d’exploitation non contrôlées, dans un contexte de demande internationale en hausse.
Pour autant, si le principe du décret est globalement salué par les acteurs traditionnels, sa mise en œuvre soulève déjà des interrogations. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité réelle des institutions à appliquer un dispositif aussi large, notamment dans les zones rurales où l’Iboga est récolté, transformé et utilisé selon des circuits souvent informels.
À l’issue des échanges, Bolivar Félix, président de l’Association pour la préservation et la libération du médicament, secrétaire général du Grand Zimba national et conseiller au Conseil économique, social, environnemental et culturel, a reconnu l’importance du texte, estimant qu’il « vient combler un vide juridique qui existait depuis longtemps ». Il a toutefois laissé entendre que la réussite de ce cadre dépendra fortement de son appropriation sur le terrain.
Le responsable traditionnel a également salué l’implication des détenteurs de savoirs ancestraux dans le dispositif, notamment à travers la mise en place annoncée d’une commission technique interministérielle chargée du suivi du secteur. Celle-ci devra assurer la coordination entre les institutions et les acteurs traditionnels, afin de mieux structurer la filière.
Mais une question demeure centrale : cette architecture institutionnelle sera-t-elle suffisante pour encadrer efficacement un secteur longtemps marqué par l’informalité et des pratiques difficiles à contrôler ?
Pour plusieurs acteurs, le véritable défi ne réside plus dans l’adoption du texte, mais dans sa capacité à être appliqué de manière concrète, équitable et durable sur l’ensemble du territoire.
News
Pont de la Douigny : la Nyanga en attente d’un geste fort du ministre des Travaux publics
Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’améliorer les infrastructures routières et de désenclaver les localités de l’intérieur du pays, le pont de la Douigny, situé sur l’axe Tchibanga-Moabi dans la province de la Nyanga, demeure l’un des symboles des difficultés auxquelles sont confrontées quotidiennement les populations.
À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de cinquante ans présente aujourd’hui des signes de dégradation particulièrement préoccupants. Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, il a subi durant des décennies les effets des intempéries, des crues répétées de la rivière Douigny ainsi que des débris transportés par les eaux.

Le constat sur le terrain est alarmant. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, tandis que le tablier du pont laisse apparaître de nombreux espaces entre les planches. La traversée est devenue un exercice délicat pour les automobilistes, les transporteurs et les piétons qui empruntent quotidiennement cet axe essentiel à la vie économique et sociale de la province.
Face à cette réalité, une question se pose : la Nyanga ne mérite-t-elle pas la même attention que les autres provinces en matière d’infrastructures routières ?
Lors de son passage à l’émission « 100 jours » faisant le bilan de son département ministériel sur la chaîne nationale, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, avait pourtant insisté sur sa volonté de s’imprégner des réalités du terrain afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations. Des visites avaient été annoncées dans plusieurs provinces, notamment le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo et l’Ogooué-Lolo.
Cependant, la Nyanga n’avait pas été mentionnée parmi les destinations citées. Une absence qui suscite aujourd’hui des interrogations chez de nombreux usagers de l’axe Tchibanga-Moabi, confrontés quotidiennement aux risques que présente le pont de la Douigny.
Pourtant, les enjeux dépassent largement la seule question du confort de circulation. Il s’agit avant tout de sécurité. Chaque jour, des véhicules de transport de passagers, des commerçants, des opérateurs économiques et des familles traversent un ouvrage dont l’état continue d’inquiéter. Faut-il attendre qu’un accident grave survienne pour qu’une intervention soit envisagée ?

Les populations gardent néanmoins espoir. Elles se réfèrent notamment aux engagements du ministre lorsqu’il déclarait : « Nous allons nous battre contre vents et marées pour que l’entretien de nos routes soit assuré, en termes d’ensoleillement, de rechargement et d’évitement des interruptions du trafic. »
À la lumière de la situation du pont de la Douigny, nombreux sont ceux qui attendent désormais que ces engagements se traduisent par des actions concrètes sur le terrain. Une mission d’évaluation, des travaux de sécurisation ou encore l’étude d’un nouvel ouvrage métallique moderne seraient autant de signaux susceptibles de rassurer les populations.
Monsieur le Ministre, la Nyanga vous interpelle. Le pont de la Douigny est plus qu’une infrastructure routière : il est un lien vital entre des populations, des activités économiques et des territoires. Son état actuel soulève une question simple mais essentielle : combien de temps encore les usagers devront-ils traverser cet ouvrage avec la peur qu’un drame ne survienne ?
News
Nyanga : le pont de la Douigny, un danger permanent sur l’axe Tchibanga–Moabi
Le pont de la Douigny, situé sur l’axe reliant Tchibanga à Moabi, dans la province de la Nyanga, suscite de vives inquiétudes. À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de 50 ans se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancé, au point de représenter un réel danger pour les usagers.
Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, le pont a subi pendant des années les effets des fortes pluies, des crues de la rivière Douigny et des débris de bois transportés par les eaux. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, fragilisant considérablement l’ouvrage.

Le tablier du pont est également très dégradé. De larges espaces sont visibles entre les éléments de la structure, rendant la traversée difficile aussi bien pour les véhicules que pour les piétons. Chaque passage exige une grande prudence, car la moindre erreur pourrait avoir de graves conséquences.
Pour les habitants, les transporteurs et les opérateurs économiques, cette situation devient préoccupante. Cet axe est indispensable pour les déplacements entre Tchibanga et Moabi ainsi que pour le transport des marchandises. Son mauvais état menace donc à la fois la sécurité des populations et l’activité économique locale.
L’inquiétude grandit davantage avec l’arrivée de la période estivale. Après la saison des pluies, les déplacements devraient augmenter avec la présence des vacanciers et un trafic plus important sur cette route.
Face à ce risque, les populations demandent une intervention rapide des autorités afin d’éviter un accident. Au-delà des réparations ponctuelles, plusieurs voix plaident pour la construction d’un pont métallique moderne, plus solide et mieux adapté aux conditions climatiques de la région.
Pour de nombreux usagers, le pont de la Douigny est aujourd’hui un dossier prioritaire qui nécessite des solutions durables pour garantir la sécurité de tous.
