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Santé / Yêmï : le soutien psychologique, cœur de la prise en charge des femmes atteintes de cancer

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Libreville, 26 octobre 2025 – Tout au long du mois d’octobre, l’émission Yêmï, programme de santé publique diffusé du lundi au vendredi à 11h00 sur Urban FM 104.5, a consacré ses programmes aux cancers féminins, en abordant cette thématique sous plusieurs angles : prévention, dépistage, suivi médical… mais surtout soutien psychologique. Pour cette semaine, Lops et le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye ont parlé de la prise en charge des femmes atteintes de cancer, en insistant sur l’accompagnement émotionnel et mental.

Soutien psychologique : un pilier dès le diagnostic

Le mot « cancer » reste pour beaucoup chargé de peur et d’angoisse. L’annonce d’un diagnostic est un moment critique pour les patientes et leurs familles.

« Le mot cancer est chargé d’émotions, de peur et parfois même de désespoir. Beaucoup de personnes associent le cancer directement à la mort. En tant que professionnels de santé, nous avons un devoir d’écoute et de pédagogie », explique le Dr Angué.

Les psychologues accompagnent les patientes dès l’annonce, avec un proche présent, pour évaluer la fragilité psychologique et préparer le suivi médical.

« Lorsque je dois annoncer un cancer, je veille toujours à ce qu’un proche soit présent et qu’un psychologue participe à la rencontre. Cela permet d’évaluer la résilience de la patiente et de l’accompagner dans cette épreuve », ajoute le Dr Angué.

Cette prise en charge réduit également le papillonnage, où certaines patientes consultent plusieurs médecins à la recherche d’un déni du diagnostic.

Parcours de soins pluridisciplinaire

Les patientes passent par un diagnostic secondaire après le dépistage ou la consultation initiale, avant d’être orientées vers un centre de niveau 3 : CHU de Libreville, Owendo, Jeanne Ebori, hôpitaux militaires d’Akanda et PK9, ou l’Institut de Cancérologie d’Akanda.

« Le médecin du centre de référence, en collaboration avec l’ACNAM-GS, oriente la patiente vers un centre de niveau 3 », précise le Dr Angué.

Chaque mercredi, une réunion de consensus pluridisciplinaire détermine la meilleure stratégie de traitement, réunissant chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes et gynécologues.

« Aucun médecin ne doit traiter le cancer en vase clos. Chaque décision est prise en concertation avec un collège d’experts », explique le Dr Angué.

La CNAMGS et le financement du traitement

La prise en charge du cancer est coûteuse, mais la CNAMGS allège cette charge :

« Pour toute personne immatriculée à la CNAMGS, les soins peuvent être gratuits, du diagnostic jusqu’au traitement. Dans certains cas, nous pouvons financer une évacuation sanitaire à l’étranger, avec un plafond autour de 75 000 euros », souligne le Dr Angué.

Comprendre les stades du cancer

Stade 1 : tumeur localisée, tumorectomie suffisante, guérison probable.

Stade 2 : tumeur plus volumineuse, chirurgie et chimiothérapie.

Stade 3 : tumeur touchant organes voisins, traitement multidisciplinaire.

Stade 4 : options limitées, traitement adapté selon l’état général.

« Plus le dépistage est précoce, plus les chances de guérison sont élevées, jusqu’à 90 % », rappelle le Dr Angué.

Le soutien psychologique devient particulièrement crucial aux stades avancés pour aider la patiente et sa famille à gérer le stress et la peur liés aux traitements lourds.

Sensibilisation et prévention

Le Dr Angué insiste sur le dialogue entre médecine moderne et pratiques traditionnelles :

« Trop souvent, des patientes retardent leur prise en charge en recourant à des traitements traditionnels ou spirituels. Nous formons les tradipraticiens pour qu’ils orientent rapidement les femmes vers le système de santé. »

Des campagnes de sensibilisation sont menées dans les lieux de culte et les communautés locales, combinant prévention, information et soutien psychologique.

Conclusion : la santé mentale au centre de la lutte contre le cancer

En conclusion, le cancer est une épreuve difficile mais loin d’être une condamnation.

« Derrière chaque diagnostic, il y a une femme, une famille, un combat, et surtout un réseau d’acteurs mobilisés pour offrir écoute, soin et espoir », rappelle Lops.

Cette émission est un appel à la solidarité, à la prévention et à la dignité, en plaçant le soutien psychologique au centre de la prise en charge.

« La santé publique, c’est avant tout une affaire de cœur », conclut le Dr Angué.

Ce message incite à prendre soin de ses proches… mais surtout de soi-même, en valorisant autant le soutien émotionnel que le traitement médical.

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Encadrement de l’exploitation de l’Iboga : un décret salué, mais des interrogations sur son applicabilité

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Les détenteurs de savoirs traditionnels ont été reçus le 19 juin dernier au ministère de la Culture et du Rayonnement culturel pour échanger autour du décret n°0239 portant réglementation de l’Iboga et de ses dérivés. Cette rencontre visait à clarifier les objectifs du texte et à apaiser les inquiétudes des acteurs culturels, dans un contexte où la plante emblématique du patrimoine gabonais suscite un intérêt international croissant.

Au cœur des discussions, le gouvernement, à travers le ministre de la Culture et du Rayonnement culturel Paul-Ulrich Kessany Zategwa, a réaffirmé que l’ambition du décret est de « préserver cette ressource emblématique du patrimoine national tout en garantissant la pérennité des pratiques culturelles et spirituelles qui lui sont associées ». Le texte vise principalement à encadrer l’exploitation, la commercialisation et l’exportation de l’Iboga, tout en maintenant la reconnaissance et la protection de ses usages traditionnels et cultuels.

Dans les faits, les autorités entendent répondre à un double enjeu : protéger une ressource patrimoniale et mettre fin à certaines pratiques d’exploitation non contrôlées, dans un contexte de demande internationale en hausse.

Pour autant, si le principe du décret est globalement salué par les acteurs traditionnels, sa mise en œuvre soulève déjà des interrogations. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité réelle des institutions à appliquer un dispositif aussi large, notamment dans les zones rurales où l’Iboga est récolté, transformé et utilisé selon des circuits souvent informels.

À l’issue des échanges, Bolivar Félix, président de l’Association pour la préservation et la libération du médicament, secrétaire général du Grand Zimba national et conseiller au Conseil économique, social, environnemental et culturel, a reconnu l’importance du texte, estimant qu’il « vient combler un vide juridique qui existait depuis longtemps ». Il a toutefois laissé entendre que la réussite de ce cadre dépendra fortement de son appropriation sur le terrain.

Le responsable traditionnel a également salué l’implication des détenteurs de savoirs ancestraux dans le dispositif, notamment à travers la mise en place annoncée d’une commission technique interministérielle chargée du suivi du secteur. Celle-ci devra assurer la coordination entre les institutions et les acteurs traditionnels, afin de mieux structurer la filière.

Mais une question demeure centrale : cette architecture institutionnelle sera-t-elle suffisante pour encadrer efficacement un secteur longtemps marqué par l’informalité et des pratiques difficiles à contrôler ?

Pour plusieurs acteurs, le véritable défi ne réside plus dans l’adoption du texte, mais dans sa capacité à être appliqué de manière concrète, équitable et durable sur l’ensemble du territoire.

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Pont de la Douigny : la Nyanga en attente d’un geste fort du ministre des Travaux publics

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Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’améliorer les infrastructures routières et de désenclaver les localités de l’intérieur du pays, le pont de la Douigny, situé sur l’axe Tchibanga-Moabi dans la province de la Nyanga, demeure l’un des symboles des difficultés auxquelles sont confrontées quotidiennement les populations.

À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de cinquante ans présente aujourd’hui des signes de dégradation particulièrement préoccupants. Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, il a subi durant des décennies les effets des intempéries, des crues répétées de la rivière Douigny ainsi que des débris transportés par les eaux.

Le constat sur le terrain est alarmant. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, tandis que le tablier du pont laisse apparaître de nombreux espaces entre les planches. La traversée est devenue un exercice délicat pour les automobilistes, les transporteurs et les piétons qui empruntent quotidiennement cet axe essentiel à la vie économique et sociale de la province.

Face à cette réalité, une question se pose : la Nyanga ne mérite-t-elle pas la même attention que les autres provinces en matière d’infrastructures routières ?

Lors de son passage à l’émission « 100 jours » faisant le bilan de son département ministériel sur la chaîne nationale, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, avait pourtant insisté sur sa volonté de s’imprégner des réalités du terrain afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations. Des visites avaient été annoncées dans plusieurs provinces, notamment le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo et l’Ogooué-Lolo.

Cependant, la Nyanga n’avait pas été mentionnée parmi les destinations citées. Une absence qui suscite aujourd’hui des interrogations chez de nombreux usagers de l’axe Tchibanga-Moabi, confrontés quotidiennement aux risques que présente le pont de la Douigny.

Pourtant, les enjeux dépassent largement la seule question du confort de circulation. Il s’agit avant tout de sécurité. Chaque jour, des véhicules de transport de passagers, des commerçants, des opérateurs économiques et des familles traversent un ouvrage dont l’état continue d’inquiéter. Faut-il attendre qu’un accident grave survienne pour qu’une intervention soit envisagée ?

Les populations gardent néanmoins espoir. Elles se réfèrent notamment aux engagements du ministre lorsqu’il déclarait : « Nous allons nous battre contre vents et marées pour que l’entretien de nos routes soit assuré, en termes d’ensoleillement, de rechargement et d’évitement des interruptions du trafic. »

À la lumière de la situation du pont de la Douigny, nombreux sont ceux qui attendent désormais que ces engagements se traduisent par des actions concrètes sur le terrain. Une mission d’évaluation, des travaux de sécurisation ou encore l’étude d’un nouvel ouvrage métallique moderne seraient autant de signaux susceptibles de rassurer les populations.

Monsieur le Ministre, la Nyanga vous interpelle. Le pont de la Douigny est plus qu’une infrastructure routière : il est un lien vital entre des populations, des activités économiques et des territoires. Son état actuel soulève une question simple mais essentielle : combien de temps encore les usagers devront-ils traverser cet ouvrage avec la peur qu’un drame ne survienne ?

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Nyanga : le pont de la Douigny, un danger permanent sur l’axe Tchibanga–Moabi

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Le pont de la Douigny, situé sur l’axe reliant Tchibanga à Moabi, dans la province de la Nyanga, suscite de vives inquiétudes. À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de 50 ans se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancé, au point de représenter un réel danger pour les usagers.

Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, le pont a subi pendant des années les effets des fortes pluies, des crues de la rivière Douigny et des débris de bois transportés par les eaux. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, fragilisant considérablement l’ouvrage.

Le tablier du pont est également très dégradé. De larges espaces sont visibles entre les éléments de la structure, rendant la traversée difficile aussi bien pour les véhicules que pour les piétons. Chaque passage exige une grande prudence, car la moindre erreur pourrait avoir de graves conséquences.

Pour les habitants, les transporteurs et les opérateurs économiques, cette situation devient préoccupante. Cet axe est indispensable pour les déplacements entre Tchibanga et Moabi ainsi que pour le transport des marchandises. Son mauvais état menace donc à la fois la sécurité des populations et l’activité économique locale.

L’inquiétude grandit davantage avec l’arrivée de la période estivale. Après la saison des pluies, les déplacements devraient augmenter avec la présence des vacanciers et un trafic plus important sur cette route.

Face à ce risque, les populations demandent une intervention rapide des autorités afin d’éviter un accident. Au-delà des réparations ponctuelles, plusieurs voix plaident pour la construction d’un pont métallique moderne, plus solide et mieux adapté aux conditions climatiques de la région.

Pour de nombreux usagers, le pont de la Douigny est aujourd’hui un dossier prioritaire qui nécessite des solutions durables pour garantir la sécurité de tous.

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