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Lastoursville : découverte d’un corps près des rails — un crime déguisé ou un nouvel indice d’insécurité urbaine ?
La ville de Lastoursville, dans la province de l’Ogooué-Lolo, est sous le choc. Le week-end dernier, un corps sans vie a été retrouvé en bordure des rails, non loin de la gare ferroviaire, dans le quartier Ogooué 5. Une découverte macabre qui relance les interrogations sur la sécurité dans cette zone périphérique et sur la recrudescence d’actes violents dans la ville.
Selon les premiers témoignages recueillis par les autorités, ce sont des passants qui, tôt lundi matin, ont aperçu le corps d’un homme gisant à quelques mètres de la voie ferrée. Alertées, les forces de l’ordre se sont rapidement rendues sur les lieux, où elles ont constaté des traces de sang et des signes évidents de violence.
Un scénario qui ne colle pas
Très vite, l’hypothèse d’un accident ferroviaire a été écartée. Aucun train n’ayant circulé durant la nuit du week-end, les enquêteurs privilégient désormais la piste criminelle. La position du corps et certains indices laissent penser à un déplacement post-mortem : la victime aurait été tuée ailleurs avant d’être déposée à cet endroit pour maquiller le crime.
Une tentative de dissimulation visiblement ratée, selon une source proche de l’enquête. « Le corps était intact, sans impact lié à un train. Les marques retrouvées sur le sol et sur la victime indiquent qu’elle a été déplacée », a-t-elle confié.
Un homme encore non identifié
Aucune pièce d’identité n’a été retrouvée sur la victime, compliquant ainsi le travail d’identification. Les habitants d’Ogooué 5 n’ont, pour le moment, signalé aucune disparition. L’homme, dont l’âge reste approximatif, aurait été retrouvé vêtu de façon ordinaire, sans élément permettant de déterminer rapidement son origine ou sa profession.
Le corps a été transféré à la morgue du centre médical de Lastoursville, où une autopsie devrait préciser les causes exactes du décès.
Des questions qui dérangent
Cette affaire soulève plusieurs questions : comment un meurtre a-t-il pu être commis et maquillé si près d’une zone de passage sans que personne n’ait rien vu ? Pourquoi la zone des rails, censée être surveillée, semble-t-elle devenir un lieu d’abandon de corps et de règlements de comptes ?
Lastoursville, à l’image de plusieurs villes de l’intérieur du pays, connaît depuis quelque temps une montée des faits divers violents. Certains habitants pointent du doigt le manque d’éclairage, la faible présence policière nocturne et l’isolement de certains quartiers.
Si la piste criminelle se confirme, cette découverte pourrait n’être que la partie émergée d’un malaise sécuritaire plus profond.
Un signal d’alerte pour les autorités locales ?
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations, mais les habitants attendent désormais des réponses claires et des mesures concrètes. Car au-delà du drame, c’est la question de la sécurité des populations et de la vigilance citoyenne qui se pose à Lastourville.
Mikala/Nzué/Mihi…
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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes
Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.
Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.
À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.
Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.
Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.
Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.
Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.
Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.
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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
