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Gabon : élections législatives et locales – entre rapport d’observateurs élogieux et critiques de la classe politique
Libreville, 4 octobre 2025 – Les élections législatives et locales du 27 septembre dernier suscitent des appréciations contrastées. Selon le rapport préliminaire remis ce vendredi au Vice-Président de la République, Séraphin Moundounga, par la mission d’observation de la Diaspora africaine en Europe, ces scrutins ont été jugés « inclusifs, libres, apaisés, transparents, crédibles et sécurisés ».
Pourtant, la classe politique appelle à l’annulation du scrutin en raison de graves irrégularités, qualifiant ces élections de « pires jamais organisées au Gabon », comme l’a affirmé Ali Akbar Onanga et d’autres personnalités.
Des figures proches du pouvoir, comme Jean Gaspard Ntoutoume Ayi ou Raymond Ndong Sima, ainsi que des opposants tels qu’Alain-Claude Bilie-By-Nzé – dont le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a choisi de boycotter le second tour – ont invité le président de la République à annuler ces élections. Cette position est largement partagée par une partie de la population, comme en témoignent les publications sur les réseaux sociaux et les déclarations publiques.
Certaines irrégularités ont même été reconnues publiquement par le Ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault, qui a admis l’existence de « procurations illégales ».
Cette dualité met en lumière le débat sur la légitimité et la crédibilité des scrutins, alors que les résultats des élections locales restent inconnus et que le second tour des législatives se poursuit jusqu’au 11 octobre.
Rapport des observateurs : une rupture avec le passé
Selon la mission de la Diaspora africaine en Europe, ces élections marquent « une rupture nette avec les pratiques électorales du passé » et constituent « un signal fort de consolidation démocratique au Gabon ».
Le rapport précise : « Depuis l’avènement de la démocratie en 1990 jusqu’en 2023, aucune organisation électorale n’a été aussi démocratique, inclusive, libre, apaisée, transparente, crédible et sécurisée que celles du référendum du 16 novembre 2024, de la présidentielle du 12 avril 2025 et des législatives et locales du 27 septembre 2025 ».
Les observateurs ont également relevé « une participation citoyenne importante, preuve d’une confiance renouvelée dans les institutions », ainsi qu’une « organisation matérielle des bureaux de vote plus efficace et apaisée » et un « respect global des procédures de dépouillement, avec une transparence accrue ».
Recommandations pour consolider les acquis
La mission a formulé plusieurs recommandations pour renforcer la crédibilité du processus :
▪︎ Former davantage les agents électoraux afin d’éviter les erreurs de procédure à l’origine des contestations ;
▪︎ Améliorer la communication avec les électeurs pour réduire les confusions liées aux listes ;
▪︎ Garantir un accès équitable aux médias publics pour toutes les sensibilités politiques ;
▪︎ Publier rapidement et de manière centralisée les résultats officiels.
Une classe politique en alerte
Pour les critiques, ces mesures restent insuffisantes. Le retard dans la publication des résultats locaux et le déroulement du second tour fragilisent, selon eux, la légitimité du scrutin et mettent en question les conclusions du rapport des observateurs.
Entre rapport d’observation et réalité du terrain
Si le rapport de la Diaspora africaine en Europe affirme que « le Gabon est entré dans une ère nouvelle où les élections deviennent enfin un instrument de légitimité et de stabilité démocratique », la réalité du terrain appelle à la prudence. La transparence complète, la publication rapide des résultats et le déroulement serein du second tour restent essentiels pour renforcer la confiance dans le processus électoral.
Gloire/Mihi…
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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes
Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.
Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.
À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.
Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.
Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.
Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.
Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.
Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.
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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
