Connect with us

Events

MEA, nouvelle perle de Eben Entertainment

Publié il y a

le

par

Le label Eben Entertainment, véritable institution du hip-hop gabonais et fleuron de la scène musicale africaine dans les années 2000, renaît de ses cendres. Fondé par Éric Amar Benquet, producteur emblématique, le label s’était offert une longue pause après avoir marqué l’histoire avec des artistes phares comme Ba’Ponga, Kôba, La Fuenté ou Nephtali. Mais depuis 2023, la machine s’est remise en marche avec le retour remarqué du toaster légendaire Masta Kudi. Comme le disait Éric Benquet sur le plateau de l’émission On est chez vous, « Masta Kudi est venu rallumer une flamme qui ne demandait qu’à reprendre ».

Ce renouveau prend un tournant plus audacieux encore avec l’arrivée d’une nouvelle voix féminine : MÉA. Depuis quelques jours, la jeune artiste fait sensation sur les réseaux sociaux du label. Le teaser de son tout premier single, « Tout donné », laisse entrevoir une afro-fusion moderne et entraînante, fidèle aux tendances musicales actuelles, sans renier l’ADN musical d’Eben.

Le talent de MEA, encore peu connu du grand public, s’exprime dans une ambiance mêlant fraîcheur, assurance et émotion. Ceux qui ont eu la chance d’écouter le morceau en exclusivité en sont convaincus : cette voix a du potentiel, et la chanson pourrait bien devenir un tube. Et quand on connaît la rigueur artistique d’Éric Benquet, on comprend que ce lancement n’a rien d’un hasard.

Produire des artistes féminines, Éric Benquet en a l’habitude. Dans la première génération dorée du label, Cherokee a marqué les esprits en posant sa voix sur plusieurs refrains inoubliables, notamment sur L’Hymne, titre sacré aux Kora Awards, ou Fais-moi bouger de Masta Kudi, devenu un classique du genre.

Eben Entertainment avait déjà tenté de mettre en avant une nouvelle figure féminine : Mihney, artiste talentueuse née à Douala en 1993, révélée très jeune et intégrée au label. Bien que dotée d’un réel potentiel vocal et d’une esthétique visuelle forte – en témoigne son clip soigné pour Pandémie – Mihney n’a pas su convaincre durablement le public gabonais, malgré plusieurs sorties, dont Vasy-Y en collaboration avec Magasco. Une preuve que le talent seul ne suffit pas toujours dans une industrie exigeante et saturée.

Aujourd’hui, alors que la scène gabonaise vibre au rythme d’artistes comme Emma’a, Créol ou Shan’l, MEA entre en jeu avec l’ambition de s’inscrire durablement dans cette lignée de femmes qui comptent.

Eben Entertainment, c’est aussi une infrastructure solide : un catalogue de 198 titres produits, 42 clips vidéo réalisés, 9 artistes accompagnés et trois grands concerts Eben Show organisés. Une base solide pour lancer MEA, que le label présente déjà comme une promesse artistique.

Avec elle, Eben Entertainment confirme sa volonté de se réinventer tout en restant fidèle à son héritage. Une nouvelle page s’écrit, et elle s’annonce prometteuse.

Commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Events

« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée

Publié le

le

par

Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.

À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.

Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.

Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.

Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.

Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.

Continue Reading

Events

Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ

Publié le

le

par

La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.

Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.

Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.

La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.

Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.

À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.

Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.

Continue Reading

Events

Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?

Publié le

le

par

Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.

Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.

Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.

Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?

Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?

Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.

Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.

Continue Reading