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Politique : Naissance de l’U.D.B, un parti tourné vers l’inclusion et le développement
Initialement prévu le 28 juin puis reporté pour respecter les célébrations traditionnelles de la communauté Mpongwé à Libreville, le congrès fondateur de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) s’est finalement tenu ce samedi 05 juillet 2025 au Palais des Sports, dans le troisième arrondissement de la capitale gabonaise. C’est dans une ambiance électrique et devant une foule venue des quatre coins du pays que le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, a officialisé la création de cette nouvelle formation politique, qu’il porte personnellement. Dans un discours fondateur, il a défini les grandes orientations de l’UDB, entre ouverture, modernité et engagement citoyen.
Un parti au service d’un Gabon nouveau

Brice-Clotaire Oligui Nguema, son épouse, Paul Biyoghe Mba et toute l’assistance se sont levés pour chanter l’hymne national, symbole de respect, d’amour et d’unité pour le pays.
Dans son allocution, le président-fondateur a tenu à clarifier l’objectif de cette nouvelle structure politique. Loin d’être un instrument de pouvoir personnel, l’UDB se veut un levier collectif pour la refondation du pays. « Je veux un parti qui m’accompagne, pas un outil politique », a-t-il martelé, insistant sur l’importance d’un engagement sincère, citoyen et durable.
Le parti repose sur un triptyque de valeurs : inclusivité, développement et félicité. Ces principes, selon Brice-Clotaire Oligui Nguema, doivent être les fondements d’une société stable, équitable et résolument tournée vers l’avenir.
La femme au cœur de la 5e République

Dans son intervention, le président a accordé une place centrale à la question du genre. Il a qualifié la femme de « charnière la plus importante des fondements d’une société forte », appelant à une participation active et renforcée des femmes dans la vie politique, économique et sociale du pays.
Jeunesse et technologie : une vision résolument moderne
Autre axe majeur de son discours : la jeunesse. Conscient du potentiel de cette frange importante de la population, le président a exhorté les jeunes à s’engager pleinement dans cette dynamique de transformation. « Les jeunes doivent être les architectes du Gabon nouveau », a-t-il déclaré, en appelant à une meilleure mobilisation des compétences, notamment dans le domaine des nouvelles technologies.
Un parti de masse et une base participative

Vue des doyens politiques et des membres du parti, réunis en signe d’unité pour un parti rassembleur.
L’UDB se veut un parti de masse, ouvert à tous les Gabonais désireux de contribuer à l’édification d’une nation plus juste et solidaire. Dans cet esprit, le président a souligné : « les membres, les nouveaux adhérents, tous ont été pensés », dans une logique d’inclusivité sans précédent.
L’organisation interne du parti reposera sur une logique de participation active et de responsabilisation, incarnée par la mise en place d’un système de cotisations. « Ce sont les cotisations qui donnent droit à la parole », a-t-il rappelé, soulignant la volonté de bâtir une structure démocratique, autonome et représentative.
Un tournant politique dans un contexte de transition

La naissance de l’UDB intervient dans un contexte post-électoral et post-transition où le pays aspire à une recomposition en profondeur de son système politique. Élu avec 94,85 % des suffrages le 12 avril dernier en tant que candidat indépendant, Brice-Clotaire Oligui Nguema pose désormais les bases d’un parti structuré pour accompagner la nouvelle ère institutionnelle.
Nous reviendrons dans un prochain article sur la suite de cette actualité, notamment les installations des structures du parti et les premières grandes orientations politiques annoncées lors du congrès.
La rédaction/Brad
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Liga – Course au Pichichi : Aubameyang peut-il bousculer Mbappé ?
Pierre-Emerick Aubameyang n’a pas attendu longtemps pour se signaler sous ses nouvelles couleurs. Pour son premier match avec le Deportivo La Corogne, lundi 17 août 2026 face à Elche, l’attaquant gabonais de 37 ans a inscrit le but de son équipe dans un match finalement conclu sur un nul (1-1).
Son ouverture du score à la 21e minute résume à elle seule les qualités qui ont fait sa réputation. Servi en profondeur par Lorenzo Amatucci, Aubameyang a contrôlé du pied droit avant d’enchaîner rapidement du gauche vers le second poteau. Un geste propre, précis et efficace pour accompagner le retour du Deportivo en Liga après huit années d’absence.
Ces débuts réussis donnent déjà une saveur particulière à la saison. Car si Aubameyang veut jouer les premiers rôles au classement des buteurs, un homme reste la référence : Kylian Mbappé.
L’attaquant du Real Madrid reste sur deux saisons impressionnantes en championnat, avec 31 buts en 2024-2025, puis 25 en 2025-2026, synonymes de deux trophées Pichichi consécutifs. Il sort également de la Coupe du monde avec le titre de meilleur buteur de la compétition.
Et Mbappé semble déjà prêt à repartir sur les mêmes bases. Lors du dernier match amical du Real Madrid avant les débuts du club en Liga, le Français a marqué et livré une prestation aboutie, affichant une excellente forme physique.
Sa réaction en championnat est désormais attendue le 22 août, à l’occasion de l’entrée en lice du Real Madrid face à l’Espanyol. Une première sortie qui pourrait déjà donner le ton et, pourquoi pas, lancer à distance ce duel de buteurs.
Sur le papier, Mbappé part avec une longueur d’avance. Mais Aubameyang possède l’expérience, le sens du placement et l’instinct nécessaires pour surprendre. Son premier but rappelle surtout une chose : à 37 ans, le Gabonais reste un attaquant capable de compter dans la course aux buts.
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Eau et électricité : le défi persistant au cœur de l’action présidentielle
Dans son discours à la Nation à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance du Gabon, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema est revenu sans détour sur les difficultés qui continuent d’affecter l’accès à l’eau et à l’électricité. Deux secteurs pourtant placés au cœur de son projet de société, « Bâtissons l’édifice nouveau pour notre essor vers la félicité ».
Le chef de l’État a reconnu que la situation vécue par de nombreux ménages reste « inacceptable ». Coupures répétées, réseaux fragiles, distribution insuffisante : malgré les efforts consentis, ces problèmes perdurent et continuent de peser sur le quotidien des populations, mais aussi sur l’activité des commerçants et des entreprises.
Pour le Président, l’urgence ne se situe plus seulement au niveau de la production. Elle concerne désormais le transport et la distribution. Produire davantage ne suffira pas si les réseaux restent saturés, vétustes ou mal entretenus.
Des réformes ont pourtant été engagées. Le Conseil des ministres du 25 juin 2026 a notamment acté la scission de la SEEG en deux sociétés d’économie mixte : La Gabonaise des Eaux et Électricité du Gabon. L’objectif est de spécialiser les opérateurs, renforcer les investissements et améliorer la qualité du service.
Le chef de l’État a également dénoncé le non-paiement des factures, le sabotage, le laxisme et la nonchalance, tout en appelant les investisseurs sérieux à se positionner sur le transport et la distribution de l’eau et de l’électricité.
Pour les populations, l’attente reste cependant la même : voir les réformes produire des résultats concrets. Car si l’eau et l’énergie demeurent l’un des premiers chevaux de bataille de la politique présidentielle, leur accès irrégulier continue de mettre à l’épreuve les ambitions affichées par l’exécutif.
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Gabon : le drame qui interroge le système de santé et le statut des médecins résidents
Le décès d’une femme enceinte et de son enfant à naître, suivi de la détention d’une jeune médecin résidente en gynécologie-obstétrique, continue de provoquer de vives réactions dans le milieu médical gabonais. Dans un communiqué daté du 10 août 2026, le Conseil national de l’Ordre des médecins du Gabon (CNOM) appelle à la fois à la manifestation de la vérité, à l’apaisement et à une meilleure protection juridique des médecins en spécialisation.
Tout en rappelant que « le médecin n’est pas au-dessus de la loi », le CNOM estime qu’un décès survenu au cours d’une prise en charge ne suffit pas, à lui seul, à établir une faute. L’institution demande que soient examinés l’état initial de la patiente, le caractère de l’urgence, le niveau de formation et d’autonomie de la praticienne, la chaîne de supervision ainsi que les moyens humains, techniques et transfusionnels disponibles au moment des faits.
L’Ordre appelle également l’autorité judiciaire à réexaminer les conditions de détention de la jeune résidente et à envisager une mise en liberté provisoire, sans remettre en cause les droits de la famille endeuillée ni la poursuite de l’instruction.
La détention de la praticienne a, par ailleurs, entraîné une cessation des activités hospitalières chez les médecins résidents. Le CNOM les invite à regagner les services de soins et à garantir la permanence des urgences vitales et des maternités.
Mais au-delà de cette affaire, le débat sur la qualité de la prise en charge ne peut être totalement écarté. Dans les structures sanitaires, certains patients expriment régulièrement leur mécontentement face à l’attitude ou au professionnalisme de certains praticiens, notamment en matière d’accueil, d’écoute, de disponibilité ou de suivi. Des préoccupations qui, sans préjuger de ce cas précis, rappellent aussi la nécessité de renforcer la qualité du service rendu aux usagers et la relation de confiance entre soignants et patients.
Le communiqué met surtout en lumière un vide juridique préoccupant. Selon l’Ordre, le médecin résident n’existe dans aucun texte de la République, alors même qu’il assure des gardes, prescrit, opère et engage sa responsabilité.
Le CNOM réclame donc l’ouverture de travaux législatifs et réglementaires portant sur le statut, la supervision, la responsabilité, la rémunération, le temps de travail, la couverture sociale et l’assurance professionnelle des médecins en spécialisation.
À travers cette crise, une interrogation demeure : peut-on réellement améliorer la sécurité des patients sans revoir en profondeur les conditions dans lesquelles travaillent ceux qui les prennent en charge ?
