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Yêmï sensibilise sur la santé de la peau des enfants : prévenir, protéger, aimer autrement
À l’approche de la Journée mondiale de la santé de la peau, célébrée chaque 8 juillet, l’émission Yêmï, présentée par LOPS, avec le soutien du Dr Marcia Angue épouse Pemengoye, a choisi d’ouvrir le mois de juillet avec une série spéciale dédiée à la santé de la peau. Chaque semaine, un thème différent est abordé pour mieux comprendre, prévenir et soigner les affections dermatologiques qui nous concernent tous.
Cette première émission, diffusée du 31 juin au 4 juillet 2025 sur Urban FM 104.5 à 11h chaque jour de la semaine, a consacré sa rubrique Entretien à la peau des enfants, en recevant le Dr Stéphanie Ntsame Ngoua, dermatologue-vénérologue.

Dr Stéphanie Ntsame Ngoua
La peau des enfants : un organe sensible et exposé
Le Dr Stéphanie Ntsame Ngoua l’a souligné avec pédagogie :
« La peau est un organe à part entière. Chez l’enfant, elle est plus fine, plus fragile, et ses fonctions de défense sont encore en construction. »
Résultat : les enfants sont vulnérables à de nombreuses affections dermatologiques souvent ignorées :
▪︎Eczéma ou dermatite atopique
▪︎Mycoses cutanées, fréquentes sous nos climats humides
▪︎Acné précoce, aggravée par la chaleur
▪︎Réactions allergiques aux produits parfumés
▪︎Taches pigmentaires liées à des blessures ou brûlures mal soignées
Soleil équatorial et peaux noires : sortir des idées reçues
Sous nos latitudes, le soleil est puissant et direct. Contrairement aux idées reçues, les peaux noires ne sont pas invincibles face aux rayons UV.
« Oui, les peaux noires peuvent brûler. Oui, elles ont besoin de protection solaire », a martelé le Dr Marcia Angue lors de l’émission.
Les enfants à peau claire, métissée ou atteints d’albinisme doivent bénéficier d’une protection renforcée : crème SPF 50, vêtements longs, chapeaux et lunettes. Pour les peaux plus foncées, un SPF 30 appliqué régulièrement reste indispensable.
Les 5 réflexes à adopter pour une peau saine
1. Nettoyer avec douceur
→ Le matin avec un savon doux ; le soir, un simple rinçage à l’eau claire.
2. Hydrater matin et soir
→ Crème, baume ou huile adaptée. Une peau qui pèle est une peau qui souffre.
3. Protéger du soleil
→ Éviter l’exposition entre 11h et 15h, et adapter la crème solaire au type de peau.
4. Boire de l’eau régulièrement
→ L’hydratation passe aussi par l’eau : 1 à 1,5 L par jour selon l’âge.
5. Adapter les soins à chaque enfant
→ Privilégier les produits simples, non parfumés, bien tolérés.
Le Moabi : une solution locale naturelle
En fin d’émission, le beurre de Moabi (Baillonella toxisperma) a été présenté comme une alternative naturelle et locale précieuse. Riche en lipides et vitamines, ce beurre est excellent pour :
▪︎les peaux sèches, gercées ou rugueuses
▪︎les enfants à peau atopique
▪︎la prévention de l’eczéma ou de l’érythème fessier
Hydratant, apaisant et protecteur, le Moabi s’impose comme une ressource naturelle à intégrer dans les routines familiales.
Une émission utile avant une date symbolique
À travers les questions posées par LOPS et Dr Marcia Angue dans la rubrique Entretien, cette édition spéciale de Yêmï a permis de préparer les auditeurs à la Journée mondiale de la santé de la peau, tout en leur donnant des outils concrets pour agir au quotidien.
” Protéger la peau de nos enfants, c’est les aimer autrement.
Et cela commence dès aujourd’hui.”
Et tout au long du mois de juillet, Yêmï poursuivra sa mission de sensibilisation autour de la peau avec de nouveaux thèmes chaque semaine : allergies cutanées, infections tropicales, etc.
Restez câblés sur Urban FM 104.5, chaque jour de la semaine à 11h, pour découvrir le prochain sujet et approfondir vos connaissances en santé de la peau.
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Liga – Course au Pichichi : Aubameyang peut-il bousculer Mbappé ?
Pierre-Emerick Aubameyang n’a pas attendu longtemps pour se signaler sous ses nouvelles couleurs. Pour son premier match avec le Deportivo La Corogne, lundi 17 août 2026 face à Elche, l’attaquant gabonais de 37 ans a inscrit le but de son équipe dans un match finalement conclu sur un nul (1-1).
Son ouverture du score à la 21e minute résume à elle seule les qualités qui ont fait sa réputation. Servi en profondeur par Lorenzo Amatucci, Aubameyang a contrôlé du pied droit avant d’enchaîner rapidement du gauche vers le second poteau. Un geste propre, précis et efficace pour accompagner le retour du Deportivo en Liga après huit années d’absence.
Ces débuts réussis donnent déjà une saveur particulière à la saison. Car si Aubameyang veut jouer les premiers rôles au classement des buteurs, un homme reste la référence : Kylian Mbappé.
L’attaquant du Real Madrid reste sur deux saisons impressionnantes en championnat, avec 31 buts en 2024-2025, puis 25 en 2025-2026, synonymes de deux trophées Pichichi consécutifs. Il sort également de la Coupe du monde avec le titre de meilleur buteur de la compétition.
Et Mbappé semble déjà prêt à repartir sur les mêmes bases. Lors du dernier match amical du Real Madrid avant les débuts du club en Liga, le Français a marqué et livré une prestation aboutie, affichant une excellente forme physique.
Sa réaction en championnat est désormais attendue le 22 août, à l’occasion de l’entrée en lice du Real Madrid face à l’Espanyol. Une première sortie qui pourrait déjà donner le ton et, pourquoi pas, lancer à distance ce duel de buteurs.
Sur le papier, Mbappé part avec une longueur d’avance. Mais Aubameyang possède l’expérience, le sens du placement et l’instinct nécessaires pour surprendre. Son premier but rappelle surtout une chose : à 37 ans, le Gabonais reste un attaquant capable de compter dans la course aux buts.
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Eau et électricité : le défi persistant au cœur de l’action présidentielle
Dans son discours à la Nation à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance du Gabon, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema est revenu sans détour sur les difficultés qui continuent d’affecter l’accès à l’eau et à l’électricité. Deux secteurs pourtant placés au cœur de son projet de société, « Bâtissons l’édifice nouveau pour notre essor vers la félicité ».
Le chef de l’État a reconnu que la situation vécue par de nombreux ménages reste « inacceptable ». Coupures répétées, réseaux fragiles, distribution insuffisante : malgré les efforts consentis, ces problèmes perdurent et continuent de peser sur le quotidien des populations, mais aussi sur l’activité des commerçants et des entreprises.
Pour le Président, l’urgence ne se situe plus seulement au niveau de la production. Elle concerne désormais le transport et la distribution. Produire davantage ne suffira pas si les réseaux restent saturés, vétustes ou mal entretenus.
Des réformes ont pourtant été engagées. Le Conseil des ministres du 25 juin 2026 a notamment acté la scission de la SEEG en deux sociétés d’économie mixte : La Gabonaise des Eaux et Électricité du Gabon. L’objectif est de spécialiser les opérateurs, renforcer les investissements et améliorer la qualité du service.
Le chef de l’État a également dénoncé le non-paiement des factures, le sabotage, le laxisme et la nonchalance, tout en appelant les investisseurs sérieux à se positionner sur le transport et la distribution de l’eau et de l’électricité.
Pour les populations, l’attente reste cependant la même : voir les réformes produire des résultats concrets. Car si l’eau et l’énergie demeurent l’un des premiers chevaux de bataille de la politique présidentielle, leur accès irrégulier continue de mettre à l’épreuve les ambitions affichées par l’exécutif.
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Gabon : le drame qui interroge le système de santé et le statut des médecins résidents
Le décès d’une femme enceinte et de son enfant à naître, suivi de la détention d’une jeune médecin résidente en gynécologie-obstétrique, continue de provoquer de vives réactions dans le milieu médical gabonais. Dans un communiqué daté du 10 août 2026, le Conseil national de l’Ordre des médecins du Gabon (CNOM) appelle à la fois à la manifestation de la vérité, à l’apaisement et à une meilleure protection juridique des médecins en spécialisation.
Tout en rappelant que « le médecin n’est pas au-dessus de la loi », le CNOM estime qu’un décès survenu au cours d’une prise en charge ne suffit pas, à lui seul, à établir une faute. L’institution demande que soient examinés l’état initial de la patiente, le caractère de l’urgence, le niveau de formation et d’autonomie de la praticienne, la chaîne de supervision ainsi que les moyens humains, techniques et transfusionnels disponibles au moment des faits.
L’Ordre appelle également l’autorité judiciaire à réexaminer les conditions de détention de la jeune résidente et à envisager une mise en liberté provisoire, sans remettre en cause les droits de la famille endeuillée ni la poursuite de l’instruction.
La détention de la praticienne a, par ailleurs, entraîné une cessation des activités hospitalières chez les médecins résidents. Le CNOM les invite à regagner les services de soins et à garantir la permanence des urgences vitales et des maternités.
Mais au-delà de cette affaire, le débat sur la qualité de la prise en charge ne peut être totalement écarté. Dans les structures sanitaires, certains patients expriment régulièrement leur mécontentement face à l’attitude ou au professionnalisme de certains praticiens, notamment en matière d’accueil, d’écoute, de disponibilité ou de suivi. Des préoccupations qui, sans préjuger de ce cas précis, rappellent aussi la nécessité de renforcer la qualité du service rendu aux usagers et la relation de confiance entre soignants et patients.
Le communiqué met surtout en lumière un vide juridique préoccupant. Selon l’Ordre, le médecin résident n’existe dans aucun texte de la République, alors même qu’il assure des gardes, prescrit, opère et engage sa responsabilité.
Le CNOM réclame donc l’ouverture de travaux législatifs et réglementaires portant sur le statut, la supervision, la responsabilité, la rémunération, le temps de travail, la couverture sociale et l’assurance professionnelle des médecins en spécialisation.
À travers cette crise, une interrogation demeure : peut-on réellement améliorer la sécurité des patients sans revoir en profondeur les conditions dans lesquelles travaillent ceux qui les prennent en charge ?
